Poemes

Vendredi 12 novembre 2004 5 12 /11 /2004 00:00

                                                     

Aux dernières nouvelles, je suis dans un état très proche du coma.

Dans mes veines coule un sang d’encre bleue, nuit profonde

Sur la première chaîne, la télé nous vomit ses fils de pub sans foi

 

Je n’ai plus de peines, je n’ai plus de joies, je n’ai plus de censures

Le crâne me démange, l’intérieur se dérange

Le plafond qui tourne, les lumières qui pleurent leurs larmes sur le mur

 

Dans la tête j’ai des doigts qui serrent les plus secrètes de mes pensées

Ils les malaxent, les pétrissent, les dessinent

Selon la forme qu’ils leurs donnent, j’ai peur, je souris, je viens, je vais

 

Mes idées serpentent dans les méandres de mon cerveau torturé

Elles se disputent les places vacantes

Et chaque compartiment se remplit lentement, se tient près

 

Le vertige, étrange sensation, m’entraîne du lit au plafond

Les sourires deviennent des balafres

De grands oiseaux sans têtes, déchirent de leurs serres le haut de mon front

 

Je suis marqué du signe de la peur, sous moi le sol baille

Des injures des tumultes viennent d’en bas

Des incubes pourpres aux langues bien fourchus m’invitent dans la faille

 

Le dernier souffle d’un mort, fait chanceler la flamme de mon cœur

Le seul livre sur ma vie c’était moi

Je me referme sur la dernière page, tout est noir et je meurs

                                                                                           JVM

  

Par JV Manno - Publié dans : Poemes
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Dimanche 14 novembre 2004 7 14 /11 /2004 00:00

                                              

Pleurs

Pour l’humain que l’on tue en combats pour l’argent

Cris

Pour les salauds qui dansent sur les corps décharnés

Honte

A la maison ou l’on décide pour le monde

La bave au coin des lèvres je pisse sur vos tombes

 

Dans les derniers sursauts de ce chao morbide

La fureur et le mal nous égorge et nous vide

La lumière ne se fait que trop rare en ce champ

Où les coquelicots sont plus clairs que le sang

Les sanglots d’une mère qui perd son enfant

Ne valent pas plus cher que le souffle du vent

Les bambins son bafoués et ça devient banal

Un gun à chaque main ils ouvrent le grand bal  

 

 

Pleurs

Pour l’humain que l’on tue en combats pour l’argent

Cris

Pour les salauds qui dansent sur les corps décharnés

Honte

A la maison ou l’on décide pour le monde

La bave au coin des lèvres je pisse sur vos tombes

 

 

La gueule dans son sang lèvres sur le goudron

Un scooter vaut il plus que la vie d’un garçon

On déchire les ventres avec des lames sales

On pu la perversion on chie sur la morale

La folie des puissants mettons nous la au cul

Quand ça sort de leurs bouches ça dégueule et ça pu

« Shame on you » aux soldats humiliant torturant

Et a ceux qui les blâmeront en souriant

 

Pleurs

Pour l’humain que l’on tue en combats pour l’argent

Cris

Pour les salauds qui dansent sur les corps décharnés

Honte

A la maison ou l’on décide pour le monde

La bave au coin des lèvres je pisse sur vos tombes

 

 

La guerre froide a fondu on se bat pour l’or noir

On tremble dans les rues on meurt dans les gares

Le soleil nous tue ses rayons sont cancer

La terre ne donne plus que des fruits trop amers

Art et révolutions tournent en rond se ressemblent

On  plante des avions dans des tours de Babel

Polnareff devrait en France refaire un tour

Nous remontrer son cul et nous faire l’amour.    

                                              

                                      JVM

Par JV Manno - Publié dans : Poemes
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Dimanche 14 novembre 2004 7 14 /11 /2004 00:00

                                          

 

Le visage un peu gris

Travaillé par le temps

Une vie qui s’enfuit

Quand naissent les enfants

 

Ils sont venus nombreux

Tes fils et petit-fils

Dire un dernier adieu

A ton âme qui glisse

 

Déjà l’année passée

C’était au tour du vieux

Il nous avait quitté

Pour rejoindre ses dieux 

 

Te souviens-tu Mamie ?

Quand tu avait vingt ans

Et qu’il avait promis

De t’aimer pour longtemps

 

Et puis tu va mourir

Comme ça parmi les tiens

Tu te force à sourire

Mais moi, je sais très bien

 

Que si tu pars ce soir

Tu es un peu inquiète

Car la haut quelque part

Le vieux Grand-père te guette

 

Lui aurais-tu caché 

Dans votre belle histoire

Un bout de vérité

Qu’il aurait dû savoir ?

 

Mais je vois que tes yeux

S’éteignent et se retirent

Comme si le grand feu

S’endormait sans frémir

 

Allez je vais pleurer

Car tu t’en vas déjà

N’oublis pas d’embrasser

Le vieux si tu le vois

              

                                JVM

Par JV Manno - Publié dans : Poemes
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