Disgracieuse mygale
Locataire de mes nuits
Profitant de mon mal
Tu déchires mon esprit
Je te sens dans ma tête
Comme un cancer qui ronge
Aux plaisirs et aux fêtes
Jamais plus je ne songe
Plus tu grandis en moi
Plus je deviens petit
Plus je souffre du froid
Et plus ma vie senfuit
JVM
Aux dernières nouvelles, je suis dans un état très proche du coma.
Dans mes veines coule un sang dencre bleue, nuit profonde
Sur la première chaîne, la télé nous vomit ses fils de pub sans foi
Je nai plus de peines, je nai plus de joies, je nai plus de censures
Le crâne me démange, lintérieur se dérange
Le plafond qui tourne, les lumières qui pleurent leurs larmes sur le mur
Dans la tête jai des doigts qui serrent les plus secrètes de mes pensées
Ils les malaxent, les pétrissent, les dessinent
Selon la forme quils leurs donnent, jai peur, je souris, je viens, je vais
Mes idées serpentent dans les méandres de mon cerveau torturé
Elles se disputent les places vacantes
Et chaque compartiment se remplit lentement, se tient près
Le vertige, étrange sensation, mentraîne du lit au plafond
Les sourires deviennent des balafres
De grands oiseaux sans têtes, déchirent de leurs serres le haut de mon front
Je suis marqué du signe de la peur, sous moi le sol baille
Des injures des tumultes viennent den bas
Des incubes pourpres aux langues bien fourchus minvitent dans la faille
Le dernier souffle dun mort, fait chanceler la flamme de mon cur
Le seul livre sur ma vie cétait moi
Je me referme sur la dernière page, tout est noir et je meurs
JVM
La cinquieme saison
